Saturday, 23 August 2014

ciao-bye summer

L'été aura été plus riche en rebondissements, autant heureux que malheureux, qu'en écriture, mais ça va, il faut des creux et des pleins même dans le processus créatif. Voici un long poème issu d'un recueil qui ne verra probablement pas le jour avant bien longtemps, suivi de 3 poèmes plus courts et de 4 dyptiques d'haïkus (5-7-5 et 6-8-6 mais des fois je compte mal, ou paresseusement). Bon retour à l'école :---)





courage

vendredi pm
les couloirs du pavillon sont un gros catwalk où
3200
jean brillants
fake-smattes avec leurs faces toutes pareilles
            pis leur lunettes carrées noires en plastique
parlent fort avec leurs yeux quand tu passes

                        (as-tu vu ça, ça ça
                        va perdre ses enfants
                        au tribunal    
                        dans 10-15 ans)


traîne tes rellignes trop petites passé Decelles pis Gatineau
des phrases toutes prêtes
pour le gars d’Oxfam

                        (quand je pourrai payer mon loyer je te donnerai des sous)

            pour le gars de Greenpeace

                                    (veux-tu au lieu de subventionner la bureaucratie
                                    on va ramasser des butchs dans rue ensemble
                                    pis après ça peut-être que tu pourrais
                                    me ramasser
                                    dans mon lit
                                                (moi avec
                                                j’suis butchée)          )

traîne ton gros corps mou comme un sac à dos
180 livres en trop pour une âme branlante

sois brave

quand tu fais l’épicerie
quand tu cherches une job
quand on te dit non — pire
quand on te dit oui

flanche pas
devant les peut-être
les rêves impossibles
la sixième game de flipcup

les ’tites cennes que t’accumules
dans le pot en vitre
de ta bibliothèque

finiront bien par se changer en piasses

sois brave.




on the way home i thought of something important i had to tell you but then the bus i was in ran over a cat so nothing really matters now

à bien y penser, j'aurais aimé remarquer que ce soir-là, sous mon linge en friche, le plancher de ta chambre était pavé d'intentions de marde. 


café, rue saint-hubert, avec Mégane, juin

le petit bébé crie
comme une balloune qui dégonfle
quel bonheur d'avoir 20 ans,
un americano qui fume et encore
tellement
de poèmes à lire


3.

c'est sûrement
mon bon karma
de te voir heureux maintenant

je continue 
à être le mauvais penchant
de notre ying yang





harmonie de l'avant-nuite


1.


fucking peins les ribs
pseudo Van Gogh du barbecue
canevas de rires

2.

charlotte aux fraises
vingt chandelles pis vin dessert
déjà bien trop saouls

l'horrible vieille femme OU la saint-jean 

1.


ses histoires plates
nous ont clos le clapet d'ennui
(quel ours mal léché)

2.
(pour L. K. et N. D.)

pas de job, full booze
les limites c'pour les mastercard
chu bin, chu don' bin

encore et toujours, des poèmes sur g-town

1.


gatineau bigshot
opium du peuple : honda civic
couronne de pabst dry

2.

suburban messiah
arches de mcdo sur les épaules
mon sang est du coke diète

chroniques d'autres étés

1.


mcdo hangover
elle moppe le ketchup ; je pleure
j'ai perdu le jeu

2.

siestes au parc moussette
l'été dernier, le coeur intact
les joues sur ton ventre


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